En prélude à son étude en plénière:L’Assemblée nationale recueille les observations de l’ANCB sur le budget général de l’Etat 2010
lundi 7 décembre 2009

Le gouvernement a transmis il y a quelques jours le projet de loi de finances exercice 2010 à l’Assemblée nationale. Le budget comprenant les recettes et les dépenses de l’Etat avec la contribution des partenaires techniques et financiers s’élève à environ 2 300 milliards de franc CFA. Comme il est de tradition, en prélude à l’étude de ladite loi par les députés, l’Assemblée nationale recueille l’avis de plusieurs acteurs à savoir les experts, la société civile et l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB). C’était le vendredi 13 novembre 2009 le tour de l’ANCB de présenter à la commission des finances de l’Assemblée nationale ses observations au sujet du budget de l’Etat exercice 2010. Le Secrétaire Général de l’ANCB, Monsieur Mathias GBEDAN, a au nom des communes remercié l’Etat pour la part allouée aux communes à travers le transfert de certaines ressources. Lesdites ressources évaluées à plusieurs milliards de franc CFA passeront par le Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC). En dépit de cela, le porte-voix des 77 communes du Bénin a eu à interpeller le gouvernement au sujet des pertes fiscales subies par les communes du fait des exonérations opérées au profit des entreprises dans le budget 2009. Ces pertes estimées à plus de plusieurs milliards de franc CFA selon une étude commanditée par l’ANCB ont réduit de façon considérable les ressources déjà insuffisantes affectées au fonctionnement des administrations communales alors que le FADeC fonctionnement n’a pas connu d’augmentation de manière à compenser les pertes. Les communes ont donc de plus en plus de difficulté à faire face entre autres aux charges salariales du personnel. L’Honorable Isidore GNONLONFOUN, présent à la séance, appuiera le SG de l’ANCB en insistant sur la nécessité de transférer des ressources mais surtout des ressources humaines qualifiées aux communes car soutient-il, avec le personnel peu qualifié dont la plupart des communes ont hérité, elles ne peuvent pas élaborer et mettre en œuvre les stratégies nécessaires pour bien consommer les crédits alloués par le gouvernement. Il a ensuite indiqué à l’ANCB quelques pistes devant lui permettre de bien jouer son rôle de premier plan dans ce combat pour le transfert des ressources humaines qualifiées. Le président de la commission des finances du parlement, l’honorable Grégoire LAOUROU qui présidait la séance, après avoir constaté la pertinence des préoccupations exprimées par le représentant des communes, a condamné le fait que l’ANCB , structure faîtière des communes, n’est pas associée à l’élaboration du budget général de l’Etat qui devrait tenir compte des besoins prioritaires des communes. Il a promis néanmoins de s’associer à ses pairs pour attirer l’attention du gouvernement sur ces préoccupations dont la satisfaction est indispensable pour l’émergence des communes.

Stanislas HOUNKANLIN

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