Vous êtes ici > Nos Interventions

Action de Plaidoyer/Lobbying menées par l’ANCB

L’ANCB s’est doté d’un plan stratégique 2004-2006, les objectifs stratégiques n°2, n°4, n°6 ont servi de base à la construction d’actions et de projets de plaidoyer et de lobbying efficaces :

Objectif n°2 : Mobiliser les ressources externes suffisantes pour l’exécution du programme d’action de l’ANCB

Objectif n°4 : Servir d’interface entre communes et pouvoirs publics, communes et partenaires au développement

Objectif n°6 : Œuvrer au développement équilibré des communes

- Par rapport à l’objectif 2, l’ANCB a :

  • Elaboré des projets issus du plan stratégique à soumettre aux partenaires au développement. Ce qui a conduit la plupart des partenaires à initier des projets avec l’ANCB
  • Sollicité des subventions de l’Etat au profit de l’ANCB. Cette requête a été prise en compte dans le budget général de l’Etat 2008 pour une subvention de cinquante millions au profit de l’ANCB.

- Par rapport à l’objectif 4, l’ANCB a :

  • Assuré la bonne qualité du travail de lobbying et participé efficacement aux commissions de travail de l’Etat, Participation aux commissions nationales. Cela permet de faire connaître la position de l’ANCB quant aux politiques sectorielles et en matière d’aménagement du territoire.

Il y a une grande reconnaissance de l’ANCB par les partenaires dans son rôle d’interface.

- Par rapport à l’objectif 6, l’ANCB a :

  • fait un lobbying pour une augmentation des subventions et une meilleure répartition des taxes perçues au niveau national. Il y a eu comme résultat une augmentation de certaines subventions de l’Etat aux communes dans le budget 2008
  • Organisé deux éditions des journées des communes tous les deux ans.
  • Rencontré les parlementaires et le MGLAAT pour susciter l’introduction d’un projet ou d’une proposition de loi à l’Assemblée Nationale sur la consultation de l’ANCB sur toutes les lois concernant les communes

En dehors de cette situation liée aux axes stratégiques, d’autres actions ont été menées. Il s’agit entre autres de :

- Volet transfert des compétences

Depuis avril 2004, l’ANCB sous la houlette du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, a entamé des négociations avec le collectif des syndicats des transporteurs. Cela a abouti en octobre 2004 à un accord sur les modalités de gestion des gares routières. Depuis avril 2005, l’ANCB a acquis la fabrication des tickets des gares routières pour le compte des communes béninoises.

En février 2004, un mémorandum sur le transfert des compétences a été remis au Président de la République. Le plaidoyer du Bureau Exécutif a abouti ensuite à la mise en place d’un comité interministériel chargé d’étudier la question. Puis un séminaire gouvernemental sur la même question a été organisé. Ainsi, le conseil des ministres du 03 novembre 2004a décidé d’impliquer l’ANCB dans la détermination des conditions de mise en œuvre desdits transferts. Les négociations se poursuivent avec le Gouvernement à travers le Comité paritaire Etat-Communes mis en place en février 2005. Le rapport de ce comité est transmis pour examen et adoption par le gouvernement. Ce volet a aussi été abordé au forum national sur l’évaluation des cinq ans de décentralisation.

- L’initiation en 2005 d’une lettre adressée au Président de la République ayant pour objet la demande du transfert aux communes des fonds de la Banque Islamique pour le Développement (BID) destinés à la construction des salles de classes des écoles publiques maternelles et primaires. Cette action a été appuyée par le discours prononcé par le Président de l’ANCB au cours d’une séance de présentation des vœux au chef de l’Etat.

- La demande d’audience et la rencontre des parlementaires en vue de plaider pour une subvention de l’Etat à l’ANCB. Certes, cette action n’a pas en son temps apporté les résultats escomptés, mais l’actuel ministre en charge de la décentralisation, a satisfait cette doléance de l’ANCB par une subvention prévue au budget 2008 qui s’élève à cinquante millions de FCFA.

- L’initiation d’une lettre à l’intention du Ministre en charge de la décentralisation et du Président de la République dans le dessein d’obtenir le report de la date de tenue du forum de la décentralisation. Le problème ici est que l’ANCB s’est senti au départ non impliquée dans le processus organisationnel. La conséquence de cette action est que l’ANCB non seulement a obtenu le report du forum, mais a été mandatée pour déterminer le nombre de représentants par comité mis en place aussi bien au niveau départemental qu’au niveau national.

- L’organisation d’une conférence de presse en vue de

  • réagir face au soulèvement des revendeurs informels d’essence en août 2005 à Porto-Novo pour alerter les pouvoirs publics en vue d’engager le dialogue avec les concernés ;
  • amener le Gouvernement à comprendre la nécessité de domicilier le siège du CENAGREF à Kandi au lieu d’Abomey-Calavi ; ce qui est aujourd’hui est une réalité : un mémorandum a été transmis au Gouvernement à cet effet ;

- La demande fréquente de l’ANCB à être impliquée/consultée (se faire représenter) en ce qui concerne les questions touchant la décentralisation et le développement communal. Cette demande est déjà une réalité et certains partenaires y répondent même de manière spontanée. Aujourd’hui, l’ANCB participe à la réflexion au sein de plusieurs instances que sont :

  • Le conseil national du Millénium Challenge Account (MCA)
  • Le comité national de développement conduit par les communautés au niveau du Programme National de Développement Conduit par les Communautés (PNDCC).

Il ressort que l’ANCB a acquis la confiance de plusieurs partenaires porteurs de projets. En effet, elle a été impliquée dans la conduite de plusieurs projets. C’est le cas du projet de partenariat pour les OMD et le DRSP (juillet 2005) appuyé par le PNUD, du Projet de suivi de la bonne gouvernance locale au Bénin avec l’appui du PDDC, PNUD, SNV, HELVETAS et le Projet d’Appui aux Collectivités TErritoriales (PACT) appuyé par l’Union Européenne.

Gestion de conflits : Quelques cas soumis à l’ANCB

- Cas de la commune de Kalalé : l’ANCB a été officiellement saisie par l’ancien Maire qui a sollicité son aide pour se défendre dans l’affaire qui l’oppose à un citoyen de sa commune. Ce dernier l’accusant de l’avoir séquestré.

- Cas de Pobè : l’ANCB est intervenue lorsque le maire de Pobè dans une conférence de presse a fustigé le comportement du Gouvernement par rapport à l’abandon des chantiers d’assainissement et de pavage des voies à Pobè.

- Cas de Savè : l’ANCB s’est saisie du différend entre le Maire et le roi. Le roi avait exigé la démission du Maire.